Le Rambam a retenu treize principes qui constituent les fondements du judaïsme. Un de ces axiomes est la croyance en la venue du Machia'h qui nous sortira de cet exil.
En amont de cette affirmation, le talmud s'interroge sur l'identité du Machia'h. Pour Rabbi Hillel, c'est D. en personne qui nous sortira de l'exil. Pour autant, les autres sages du talmud s'opposent violemment à ce raisonnement et concluent que c'est un homme de chair et de sang qui nous délivrera de façon définitive.
Le 'Hatam Sofer (1762-1839) se pencha sur cette discussion talmudique et conclut : « celui qui soutient comme Rabbi Hillel que la délivrance sera le fruit de l'Eternel en personne renie toute la thora ». La loi a toujours été établie en suivant la majorité des opinions. En l'occurrence, la plupart des sages du talmud s'accordent sur l'idée que le Machia'h sera de chair et de sang. C'est donc ainsi qu'il en sera.
Le Midrach établit que le Machia'h est né le 9 Av. Alors que le temple venait d'être détruit, le sauveur d'Israël voyait le jour. Faut-il comprendre qu'il nous aurait délivré alors qu'il était nourrisson, dans le cas où le peuple juif se serait révélé méritant le jour de la destruction du temple !
En fait, la naissance du Machia'h doit être ici assimilée à son aptitude à nous délivrer. A l'instant où le temple fut anéanti, l'Eternel désigna un homme, à même de nous affranchir de cet exil. C'est en cela que le Machia'h vit le jour le 9 av.
Le jour de la naissance d'un homme est celui où son Mazal (« la source de son âmes ») est à son zénith. Pour le Machia'h, c'est le 9 Av. Jour où il a été pour la première fois désigné par D. comme libérateur du peuple juif. Jour où il reçoit de nouveau chaque année, des forces toutes particulières afin de pouvoir nous extraire de cet exil.
Que D. fasse que bien avant la fin du mois de nissan, dès le 24 de ce même mois, nous ayons le mérite de connaître la délivrance en recevant notre Juste Machia'h.
Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch- Pninei Haguéoula- Chap. Machia'h Tsidkénou