Le vrai service de D.

La faute du veau d'or réalisée par les enfants d'Israël avait déclenché la colère de D. . Suite à cela nombreux furent ceux qui périrent, tandis que l'Eternel refusait dès lors de guider Lui-même le peuple dans le désert. Moché plaça sa tente à l'extérieur du campement et les enfants d'Israël perdirent les deux couronnes qu'ils avaient reçu lors du don de la thora.
Une fois Sa colère atténuée, D. voulut savoir à combien s'élevait maintenant Son peuple. Un demi-sicle (Ma'hatsit Hachékel) devait être donné pour chaque juif, afin de permettre ce décompte. Ce don rachèterait la faute du veau d'or. Moché demeura perplexe. Comment une pièce pourrait racheter une faute aussi grave ?
Lorsque D. montra à Moché un demi-sicle en feu sorti de dessous Son trône, il comprit que le don de cette pièce pardonnerait la faute du veau d'or.
Que comprit-il ?

Pour chacun d'entre nous, chaque pièce d'argent a la même valeur. De même, la soumission à D... s'entend chez chacun d'entre nous de façon identique. Elle suggère à l'homme l'annulation à son créateur mais n'inspire pas la joie dans Son service.
A l'inverse, le feu (de cette pièce) est le seul des quatre éléments, qui aspire à s'élever. Synonyme d'enthousiasme, il est à l'image de notre vivacité dans notre service de D., spécifique à chacun d'entre nous.
La conjugaison de ces deux idées opposées (pièce/feu) fut la réponse que D. livra à Moché. Celui qui saura vivre sa soumission à l'Eternel (comparable à une pièce) avec joie (tel le feu) verra toutes ses fautes expiées.
Dès lors, lorsqu'un juif donne ce demi-sicle avec la volonté de servir D. en fusionnant ces deux approches, il reçoit la force de pouvoir Le servir ainsi, et voit ses erreurs les plus graves effacées.

Que D. fasse que de même qu'à Pourim notre peuple a eu le dessus sur tous ses ennemis, qu'ainsi aujourd'hui encore D. nous donne la force d'avoir définitivement le dessus sur cet exil en nous faisant vivre le grand mariage de D. avec son peuple en recevant dès à présent notre juste Machia'h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch- Likoutei Sih'ot Vol I-Paracha Ki Tissa